Affichant leur optimisme quant à la survie de la presse écrite face aux nouveaux médias, les participants ont indiqué que la presse papier connaîtra encore de beaux jours puisque chaque média a son propre public, selon l’âge, le sexe ou encore la génération.
La coexistence entre la presse papier et celle électronique est possible, ont-ils fait remarquer, relevant que plusieurs publications ont créé leurs versions électroniques.
Les intervenants ont, en outre, fait savoir que la presse écrite saura relever le défi de la concurrence déséquilibrée avec les nouvelles technologies de l’information, élément désormais complémentaire de la pratique journalistique.
Malgré ces défis, la presse écrite restera le produit le plus noble des médias, ont-ils estimé, relevant que la lecture de journaux est une habitude, une discipline sociale et un critère de développement des pays.
Les nouvelles technologies, qui ont radicalement transformé l’exercice de la profession, sont désormais une opportunité à saisir par les journalistes et responsables d’organe de presse, ont-ils souligné.
La gratuité de l’information, une nouvelle donne
Les participants ont estimé que le journalisme traverse actuellement une étape de mutation et de transformation en vue de créer de nouvelles habitudes chez les lecteurs et de nouveaux rapports avec l’écriture tout en introduisant une nouvelle donne, celle de la gratuité de l’information.
La véritable menace pour la presse écrite est le coût de production qui ne cesse d’augmenter, notamment à cause du prix du papier, ont mis en garde les intervenants.
Par ailleurs, les participants ont indiqué qu’une importante fracture numérique existe entre les pays arabes et étrangers, relevant que ce fossé changera la culture d’accès à l’information pour les jeunes générations.
Les intervenants à la 3ème session de ce colloque ont insisté sur la création d’un Fond pour diminuer cette fracture dans les pays arabes, s’inspirant en cela du «Fond numérique» initié par plusieurs pays africains.
L’ancien ministre de la communication, Mohamed Nabil Benabdallah s’est interrogé dans un exposé sur la capacité de survie de la presse écrite face au pouvoir des médias électroniques, notamment grâce à la facilité d’accès à l’information sur Internet.
M. Benabdallah a précisé également que la presse électronique possède un avantage d’importance vitale puisqu’elle fait face à moins de contraintes en comparaison avec la presse papier, relevant que la presse électronique reste prépondérante grâce à sa rapidité, sa diversification et sa présence de par le monde.
Cette conférence s’est déroulée en présence notamment du ministre de la communication, porte-parole du Gouvernement, Khalid Naciri, du Secrétaire général de la Fondation Forum d’Asilah, Mohamed Benaissa et de plusieurs responsables d’organes de presse nationaux et arabes.
Ce colloque initié en collaboration avec le quotidien «Asharq Al Awsat», dans le cadre de la 30e édition du Festival Culturel International d’Asilah, se penchera sur deux autres thèmes, en l’occurrence «les médias et l’indépendance financière» et «la liberté de la presse et la crise de la culture du dialogue».