"Mustapha Hormat Allah fait grève pour attirer l'attention sur son dossier et réclamer sa libération", a indiqué à l'AFP Abderrahim Ariri, directeur de l'hebdomadaire arabophone Al Watan Al An.
"Nous multiplions de notre côté les initiatives, nous avons déjà eu des rencontres avec le Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH, public) et avec le ministère de la Justice pour mettre un terme à l'incarcération de notre journaliste", a-t-il ajouté.
Le 16 avril, une centaine de journalistes et de militants des droits de l'Homme avaient réclamé la libération de Mustapha Hormat Allah lors d'un meeting à Casablanca.
"Nous disons d'une seule voix: libérez Hormat Allah", avait déclaré dans un discours Younès Moujahid, président du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), dénonçant "une politique qui vise à étouffer la liberté de la press", et appelant à "une justice indépendante".
Incarcéré à Casablanca, Mustapha Hormat Allah a été condamné en appel à 7 mois de prison ferme, une peine qu'il aura entièrement purgée fin juillet 2008, alors que M. Ariri a été condamné à cinq mois de prison, mais avec sursis.
Ils ont été condamnés pour avoir publié en juillet 2007 un dossier intitulé "les rapports secrets derrière l'état d'alerte au Maroc", comprenant une circulaire confidentielle destinée à des corps sécuritaires.
Huit militaires marocains, dont trois colonels soupçonnés d'avoir transmis des documents aux deux journalistes, avaient été condamnés le 8 août par le tribunal militaire à Rabat à des peines allant de six mois à cinq ans de prison ferme.