1/ Ce festival, évènement et rendez vous incontournable du court métrage méditerranéen, semble d’une modestie dont tout le monde peut se réjouir. Le sens de modestie, ici, désigne la noblesse de ce sentiment que nous trouvons dans la célèbre phrase d’un philosophe français : « l’humain s’élève vers la modestie ».
Modeste, car ce que tous les festivaliers peuvent remarquer est que les fidèles de ce festival se retrouvent pour se rappeler les succès de l’édition précédente et se faire des ambitions pour que l’actuelle édition aura, à son tour, son lot de chefs d’œuvre.
Les festivaliers qui arrivent pour la première fois adhèrent vite à l’évènement et se trouvent émergé par le sentiment que ce festival est le leur.
2/ Le film de l’ouverture, « Le paysan éloquent » de Chady ABDESSALLAM raconte l’histoire d’un paysan qui s’est fait voler ses biens. Pour se faire justice, il invoque le pharaon en une langue pure et idéale. Le pharaon fait la sourde oreille et pousse le paysan dans ses derniers retranchements... Un film qui célèbre les grandes valeurs et invite à les soutenir.
Programmer ce joyau du cinéma égyptien et mondial constitue un geste de reconnaissance envers son réalisateur, décédé en 1986 et un rappel des principes fondateurs du festival : le dialogue et l’échange. Objectif atteint.