Sammy KETZ (AFP) - Homme tenace, Oded Horowitz est venu cette semaine à Marrakech poursuivre sa quête vaine à ce jour, mais pas désespérée, de distribuer un jour des films arabes en Israël.

Célébre slogan de boycott
Célébre slogan de boycott
"Mon désir de diffuser des films arabes procè de à la fois de mon inclination au dialogue et ma certitude qu'il y a un marché pour ce type de films", assure ce distributeur israélien de 42 ans qui participe à un atelier de l'Union Européenne sur la distribution et l'exploitation des films en Méditerranée.

"Je pense que mes compatriotes doivent s'ouvrir sur d'autres cultures, premier pas vers un dialogue qui n'existe pas pour l'instant, mais le hic c'est que les producteurs arabes ne veulent pas me vendre leurs films", ajoute le directeur d'Orlando films, basé à Tel Aviv. 

Organisé en marge du 7 ème festival international du film de Marrakech, ce colloque rassemble des représentants du Maroc, de Tunisie, du Maroc, d'Egypte, de Syrie du Liban, des Territoires palestiniens, d'Israël, deTurquie.


Habib ABOURICHA - Le septième cinéma en plein air de Marrakech n'est pas le bon. Fût-il estampillé FIFM. Flash-bach sur une séquence méconnue de l'histoire du cinéma au Maroc.

Habib Abouricha
Habib Abouricha
Marrakech en avait rêvé, nous l'avons fait…à Rabat

Bienvenue dans l'univers du cinéma en plein air.

Au siècle dernier, les quartiers de Marrakeh et les exploitants des salles cinématographiques rivalisaient pour offrir au public le spectacle estival par excellence.

Aux USA le modèle du cinéma en plein air s'est développé jusqu'à son aboutissement au cine-car où le spectateur profite de sa voiture qu'il ne quitte pas, qu'il gare face au grand écran pour regarder un film, manger, batifoler…

Transposé dans la Ville des Sept Saints, au quartier Zaouïa, près du saint Homme Sidi Belabbes Sebti, le cinéma en plein air, Marhaba, est un cas d'école.

On y entre en vélo. On s'installe sur des nattes ou sur des bancs sommaires. On apporte sa boisson, son repas, ses friandises et même son sebsi (le calumet local de la paix) Bref, une vraie n'zaha nocturne, une sortie festive au clair de la lune dans la nature.