Au bas mot, nous serions près de 200, entre vrais et faux, excusez de peu. L'infortuné Abdellatif Abouricha qui avait à gérer les accréditations de la presse locale pour le compte du FIFM en aura vu de toutes les couleurs avec en sus comme bonus un arrosage sans autre forme de procès par des mûres et de ne pas vertes pendant son court mandat de détachement.

Salle de presse au FIFM 2007 - Ph. Alaoui
Salle de presse au FIFM 2007 - Ph. Alaoui
Et pour cause. Il devait faire la part des choses entre pas moins de 200 postulants à l'accréditation, rien que pour les prétendants journalistes de la place S.V.P.  Au final et au terme d'une sélection teintée de générosité et de souplesse avec une bonne dose d'attention pour éviter le heurt des esprits sensibles, il en restait 90 à valider.

Jalil Laaguili, le juge arbitre à qui revient le dernier mot, visiblement outré devant cette avalanche de demandes et l'écho des agissements intempestifs de certains candidats prompts à dégainer préfère s'enfermer dans son bureau et distiller via son sergent des amabilités de circonstances dans l'espoir d'apaiser la tension.

Mission impossible voire périlleuse que de calmer les 110 postulants qui sont passés à la trappe. Il a fallu faire miroiter des promesses pour calmer leurs ardeurs, le temps de passer à autre chose. Autre chose c'est la satisfaction de 7547 demandes d'accréditation retenues, toutes fonctions confondues, dont 601 journalistes à grande majorité de nationaux, 73 photographes,  1121 officiels, 293 partenaires, 3811 festivaliers invités, 528 professionnels du cinéma, 79 équipes de films, 380 techniciens, 246 agents passant pour l'équipe organisatrice, 189 agents de sécurité, 58 hôtesses d'accueil, les 9 membres du jury et j'en passe.

Avouez que la tâche du pauvre Laaguili, le Secrétaire général, n'était pas de tout repos, pas moins que celle de son sergent de combat Abouricha.