Pékin derrière l’objectif

Par Thomas HETEAU / Ils sont des milliers à avoir fait le déplacement sur le sol chinois avec une seule idée en tête : réussir le cliché parfait. Mais pour eux aussi, la pression est à son comble et la compétition sera rude. Photographe, c’est un métier.

Pékin derrière l’objectif
D’ordinaire, ils aiment donner de la voix. Les bousculades et les cris, c’est leur lot quotidien. Mais quand tout ce petit monde se retrouve au bout de la ligne droite pour la finale du 100 mètres, ça vaut le coup d’œil. Ames sensibles s’abstenir, ici ça ne rigole pas. « Effectivement, ça peut être assez stressant de couvrir les Jeux, avoue Shaun Botterill, photographe anglais pour l’agence Getty Images. On travaille énormément, environ 18 heures par jour, et souvent sous une chaleur étouffante. C’est épuisant. »

Autre problème, comment réussir la photo originale lorsque l’on est entouré d’une centaine de confrères ? «J’essaie parfois d’isoler mon appareil pour avoir des angles différents, explique le photographe. Mais pour ça, il faut arriver des heures avant le début des épreuves. Il faut être très patient… Surtout qu’aux Jeux, nous n’avons pas accès à toutes les zones. Il ne faut jamais rien lâcher. »
Comme pour les sportifs, les Jeux sont une véritable épreuve pour les photographes. Alors, histoire de ne pas sombrer dans la panique générale, une préparation s’impose. Leur slogan : meilleure sera ta préparation, meilleur tu seras. « Dès que je suis arrivé sur place, je suis allé repérer tous les lieux et toutes les situations possibles, détaille Quinn Rooney, photographe australien qui vit ses premiers JO. Savoir quelles seront les disciplines à suivre, ça aide. On a davantage de chances d’être au bon endroit, au bon moment. » Et comme le répète son collègue britannique, si « tu as eu une mauvaise journée, tu dois rester calme et te dire que demain est un autre jour. »

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